Douze mois pour juger le résultat, huit à douze pour que la zone donneuse récupère. Les deux comptes doivent arriver à terme, pas seulement le premier.
Deux horloges doivent arriver à terme avant une seconde séance. Le résultat de la première ne se juge pas avant le douzième mois — le quinzième pour le vertex — car les tiges continuent de s'épaissir et d'acquérir leur texture définitive. Par ailleurs, la zone donneuse a besoin de huit à douze mois pour rétablir sa vascularisation et pour que les points de prélèvement s'assouplissent. Prélever sur un donneur non récupéré, c'est ainsi que commence un clairsemé visible à l'arrière.
L'étalement planifié se décide dès le premier jour : une grande surface répartie sur deux séances afin de ne forcer ni la zone donneuse ni la survie des greffons. La perte évolutive est tout autre chose : la greffe a réussi, mais les cheveux natifs autour ont continué de s'affiner, et vous avez désormais un bon résultat au milieu d'un champ qui recule. Le premier cas demande une date. Le second demande un diagnostic et un traitement médical avant toute date.
Après environ 4 000 greffons, un donneur classique dispose peut-être encore de 1 500 à 2 500 greffons avant que le clairsemé ne se voie de dos. C'est la densitométrie qui fixe ce chiffre, pas l'envie du patient. Nous avons refusé des troisièmes séances à des patients qui pouvaient largement se les offrir, parce que l'arrière du crâne est le seul endroit où une erreur ne se corrige pas et se remarque sur chaque photo prise de dos.
Une seconde séance complète est facturée au tarif du forfait FUE standard à 1 800 €, tandis qu'une retouche de 800 à 1 200 greffons pour affiner une ligne frontale ou combler un vide au vertex se chiffre en dessous. Honnêtement, une bonne part des demandes de seconde séance devient autre chose après la consultation : un PRP à 600 €, un traitement médical pour stabiliser les cheveux natifs, ou une micropigmentation pour un vertex que la chirurgie ne peut remplir.
C'est prématuré sur les deux plans : vous ne pouvez pas encore voir la densité finale de la première séance, et la zone donneuse n'est pas totalement remise. Demandez-leur de justifier ce calendrier par une densitométrie, et non par leurs disponibilités.
Non. Une retouche est facturée non comme une séance complète mais comme un forfait réduit, limité à la zone à corriger et, lorsqu'un mauvais résultat nous incombe, la garantie de repousse à vie le couvre.