Trente-quatre degres en aout, cinq en janvier : chaque saison change ce que votre pansement, votre cicatrice et votre gaine doivent supporter.
Juillet et août tournent entre 30 et 34 degrés, avec une humidité qui aggrave la sensation – mais le sujet n'est pas le confort. La transpiration sous un pansement chirurgical macère la peau. Le soleil sur une cicatrice récente déclenche une pigmentation qui met un an à s'estomper : c'est pourquoi nous imposons un SPF 50 et un chapeau à bords larges pendant six mois. La chaleur regonfle aussi un nez qui se stabilisait tranquillement.
De décembre à février, la ville tient entre 5 et 10 degrés, avec de la pluie plutôt que de la neige, et cela convient très bien à la convalescence. Le froid réduit l'œdème, aucun soleil n'abîme la cicatrice, vols et hôtels coûtent un tiers de moins et notre agenda respire. Les contreparties sont réelles : les pavés mouillés glissent quand l'équilibre est fragile, et le vent froid sur un cuir chevelu greffé gêne une semaine.
De fin avril à début juin et de mi-septembre à fin octobre, la température tient entre 15 et 24 degrés avec peu d'humidité. C'est la plage où une gaine de compression après liposuccion devient supportable plutôt que punitive, où l'on marche une heure sans transpirer dans son pansement, et où la ville se montre sous son meilleur jour si vous êtes aussi venu la voir. Ces semaines partent en premier.
Des chemises boutonnées devant si l'on a touché à votre tête : rien qui doive passer par-dessus le visage après une rhinoplastie, un lifting ou une greffe. Des tailles élastiques après une chirurgie abdominale ; une gaine de compression ne rentre pas sous un jean. Des chaussures sans lacets si vous ne pouvez pas vous pencher. Et de quoi vous habiller en couches en toute saison, car le chauffage turc est vigoureux et chaque boutique affiche 20 degrés en août.
Non, mais organisez-vous en conséquence : transferts porte-à-porte, rendez-vous le matin et un chapeau que vous accepterez de porter six mois. Des milliers de patients viennent en août sans incident.
Six mois de SPF 50 sur toute cicatrice, et aucune exposition volontaire pendant toute cette période. La pigmentation due à une exposition précoce est la complication la plus difficile à corriger.