La graisse greffée survit d'abord par diffusion : en injecter davantage est le moyen le plus sûr de la perdre.
La majeure partie de la graisse injectée survit — le plus souvent environ deux tiers — car elle arrive sans vascularisation et vit par diffusion jusqu'à ce que de petits vaisseaux la colonisent au cours des premières semaines. Le volume baisse donc deux fois : quand l'œdème se résorbe, puis quand la graisse jamais revascularisée est réabsorbée. La forme visible au troisième mois est proche de celle que vous garderez. Nous annonçons le volume que nous attendons de conserver, pas celui qui passe dans la seringue, car ces deux chiffres ne sont pas les mêmes.
Pousser plus de graisse dans la même loge augmente la pression dans le tissu, et c'est précisément la pression qui bloque la diffusion dont dépend la greffe. Les zones trop remplies donnent des nodules durs, des kystes huileux et parfois une infection. Ce qui marche, ce sont de nombreux passages fins répartissant de petites quantités dans un grand volume de tissu, ce qui prend un vrai temps au bloc. Un BBL vite fait n'est pas une affaire : c'est une greffe qui aura davantage disparu au troisième mois.
Chaque millilitre est déposé au-dessus du muscle, dans le plan sous-cutané, canule orientée à distance des plans profonds, l'échographie confirmant le niveau là où elle apporte quelque chose. L'injection dans le muscle fessier est le mécanisme de l'embolie graisseuse, la complication qui a fait la réputation de cette intervention, et nous ne la pratiquons pas. Posez cette question directement à n'importe quel chirurgien et attendez une réponse précise, pas une formule rassurante.
Le volume réaliste dépend de trois choses : la quantité de graisse que votre abdomen, vos flancs et vos cuisses peuvent donner sans risque, ce que votre enveloppe cutanée peut contenir sans pression, et la projection que vous souhaitez réellement. Le BBL démarre à 3 800 €, liposuccion des zones donneuses comprise. Si davantage de projection est souhaitée ensuite, une seconde séance à six ou neuf mois est bien plus sûre que de forcer le volume le premier jour.
Attendez-vous à une part importante, souvent autour d'un tiers, la situation étant stabilisée au troisième mois. Toute clinique qui vous annonce un pourcentage de survie précis avant l'intervention fait une supposition.
Oui, une fois le premier complètement stabilisé, généralement six à neuf mois plus tard. C'est la voie standard pour obtenir plus de projection, et c'est bien plus sûr que de surcharger une seule séance.