La mâchoire inférieure est plus dense que la supérieure, et cela explique presque tout : stabilité initiale, durée de guérison, mise en charge.
La mandibule est plus dense que le maxillaire, et ce seul fait explique la plupart des différences entre les deux arcades. Un os mandibulaire dense offre aux implants une meilleure stabilité primaire au moment de la pose, et c'est pourquoi les cas All-on-4 du bas sont plus souvent mis en charge le jour même avec un provisoire fixe. Le maxillaire est plus poreux, avec une corticale plus fine : il tient donc moins fermement au premier jour et réclame une intégration plus longue et plus prudente.
Au maxillaire, le sinus se situe directement au-dessus des dents postérieures, et après des années sans molaires son plancher descend encore. La technique All-on-4 incline les deux implants postérieurs vers l'avant, jusqu'à 45 degrés, précisément pour s'ancrer dans l'os situé devant le sinus et éviter une greffe. À la mandibule, l'obstacle équivalent est le nerf alvéolaire inférieur, et la même inclinaison maintient les implants bien en avant de son émergence.
Les arcades supérieures impliquent plus de changement visible, car le soutien de la lèvre, la ligne du sourire et la quantité de dent visible au repos dépendent du bridge du haut : le temps de conception y est donc plus long. Les arcades inférieures sont plus simples esthétiquement mais plus difficiles à rendre confortables, la langue ayant des avis très arrêtés sur la face interne. L'œdème se remarque davantage après un travail au maxillaire, et un fourmillement passager, s'il survient, concerne la mandibule.
Beaucoup de patients n'ont besoin que du haut, parce que les dentiers supérieurs lâchent plus tôt. Traiter les deux arcades en une seule séance opératoire est courant et tient en une journée, mais cela double la période d'adaptation et l'alimentation molle devient une vraie épreuve de patience. Le prix est par arcade, à partir de 2 900 €, bridge provisoire fixe compris. Si vos dents antérieures inférieures sont saines, nous vous dirons de les garder : une dent naturelle bat encore le meilleur implant.
Le succès à long terme est comparable. Le maxillaire supérieur exige simplement plus de prudence à la pose : un os plus mou fait que nous prolongeons plus souvent la période de cicatrisation avant la pose du bridge définitif.
Oui, et c'est fréquent. Nous contrôlons soigneusement l'occlusion, car les dents naturelles inférieures transmettent une force importante au bridge supérieur et une gouttière nocturne est souvent recommandée.